Par un décret lu ce vendredi 20 février 2026 au journal télévisé national, le Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement fixé au dimanche 24 mai 2026 la tenue des élections législatives et communales. Cette annonce, longuement attendue par la classe politique et la société civile, constitue un jalon majeur dans la transition guinéenne vers un régime constitutionnel stable.
En respectant son engagement de dévoiler le calendrier électoral avant la fin du mois de février, le Président de la République concrétise ainsi une promesse faite à la nation. Le décret, qui entrera en vigueur le 24 février prochain, acte l’organisation simultanée des deux scrutins sur l’ensemble du territoire national, une décision visant à rationaliser le processus.
« Après consultation de la Direction Générale des Élections (DGE), la date des élections législatives et communales est fixée au dimanche 24 mai 2026 », précise le décret présidentiel.
Cette décision fait suite aux préconisations de la Directrice Générale des Élections, Madame Camara Djénabou Touré. Celle-ci avait plaidé avec insistance pour le couplage des deux élections. Une approche jugée stratégique pour optimiser les délais, mutualiser les moyens humains et matériels, et, in fine, réaliser des économies budgétaires substantielles. L’objectif, comme elle l’avait souligné, est d’éviter que le pays ne soit mobilisé durant une année entière par un cycle électoral continu.
Désormais, le compte à rebours est officiellement lancé. La fixation de cette date respecte scrupuleusement l’article 74 du Code électoral, qui impose un délai minimum de 90 jours avant l’échéance. La convocation officielle du corps électoral interviendra quant à elle dans les 60 jours précédant le scrutin.
Ces élections sont considérées comme l’ultime étape pour parachever le retour à un ordre constitutionnel pérenne. Elles font suite à des consultations majeures qui ont marqué la vie politique guinéenne : le référendum constitutionnel de septembre 2025, ayant consacré une nouvelle Loi fondamentale, et l’élection présidentielle de décembre de la même année.
Pour les autorités, ce double scrutin représente l’aboutissement des engagements pris par le chef de l’État de remettre le pays entre les mains d’institutions issues des urnes. Leur succès permettra de renouveler profondément le paysage institutionnel en remplaçant le Conseil National de la Transition (CNT) et les délégations spéciales en place, par une Assemblée nationale et des conseils communaux élus.
Afin de garantir le bon déroulement de cette opération électorale d’envergure, plusieurs départements ministériels sont explicitement chargés de l’exécution du décret. Le ministre de l’Administration du Territoire, ceux de la Sécurité et de la Défense, le Garde des Sceaux ainsi que la ministre de l’Économie et des Finances sont mobilisés, chacun dans son domaine de compétence. La Direction Générale des Élections (DGE) et l’Observatoire national autonome de supervision (ONASUR) sont également parties prenantes de la mécanique électorale.
Les dates précises de la campagne électorale, qui verra les partis politiques rivaliser de propositions pour façonner la future Assemblée et redéfinir la carte communale, seront communiquées ultérieurement par les instances compétentes. L’ensemble de la nation guinéenne se tourne désormais vers cette échéance du 24 mai, qui scellera la fin de la transition et ouvrira un nouveau chapitre de son histoire démocratique.
Hady Diallo






