À compter du 1er janvier 2026, les citoyens guinéens souhaitant se rendre aux États-Unis pour un court séjour devront s’acquitter d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars américains. Cette nouvelle mesure, annoncée par le Département d’État américain, place la Guinée dans son « Programme de caution de visa ».
Concrètement, tout ressortissant guinéen dont la demande de visa de types B1 (affaires), B2 (tourisme) ou mixte est pré-approuvée lors de l’entretien consulaire se verra imposer une caution obligatoire. Son montant, fixé de manière discrétionnaire par l’officier, sera de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars. Cette somme, destinée à garantir le retour du voyageur avant l’expiration de son séjour, sera restituée uniquement si toutes les conditions du visa sont respectées.
Les autorités consulaires mettent en garde contre toute tentative de paiement anticipé. « Les demandeurs ne doivent pas payer la caution avant l’entretien », insistent-elles, précisant que les instructions officielles ne seront données qu’après une décision favorable. Un paiement effectué en dehors de ce cadre pourrait être perdu et n’influence en rien l’issue de la demande.
Une barrière financière majeure
Cette décision risque de considérablement compliquer les déplacements vers les États-Unis pour de nombreux Guinéens, qu’il s’agisse d’hommes d’affaires, d’étudiants en déplacement ou de personnes visitant leur famille. Bien que remboursable, la caution représente une somme extrêmement élevée au regard du revenu moyen en Guinée, créant une barrière financière substantielle même pour les demandeurs légitimes.
Qui est concerné ?
La mesure ne s’applique pas aux détenteurs actuels d’un visa B valide. Cependant, toute nouvelle demande après l’expiration d’un visa existant, ou une première demande, sera soumise à cette obligation à partir de janvier 2026. Les modalités précises de remboursement de la caution, qui doit être automatique en cas de respect des règles, restent à être détaillées par les autorités américaines.
Hady Diallo






